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Atelier d'écriture - Classe de première

Atelier d'écriture - Classe de première - groupe n°3

Publié le jeudi 26 janvier 2012 09:02 - Mis à jour le jeudi 26 janvier 2012 09:55

Le groupe n°3 s'est inspiré d'un poème de Catulle adressé à sa chère et tendre Lesbie. Ayant lu et étudié un poème de Raymond Queneau, ces élèves ont choisi de réaliser un poème à contraintes, que les membres du groupe Oulipo nommeraient une "traduction antonymique", en changeant chaque mot important par un de ses antonymiques possibles. Vous trouverez leur production à la suite du poème de Catulle et de sa traduction.

1) Le poème de Catulle (Poésies, V)

AD LESBIAM
Vivamus, mea Lesbia, atque amemus,
Rumoresque senum severiorum
Omnes unius aestimemus assis !
Soles occidere et redire possunt ;
Nobis cum semel occidit brevis lux,
Nox est perpetua una dormienda.
Da mi basia mille, deinde centum,
Dein mille altera, dein secunda centum,
Deinde usque altera mille, deinde centum ;
Dein, cum milia multa fecerimus,
Conturbabimus illa, ne sciamus,
Aut ne quis malus inuidere possit,
Cum tantum sciat esse basiorum.

2) Sa traduction (par M. Rat, 1931)

Vivons, ma Lesbie, et aimons-nous ; et moquons-nous comme d'un as des murmures de la vieillesse morose. Le soleil peut mourir et renaître ; nous, lorsqu'une fois est morte la flamme brève de la vie, il nous faut tous dormir dans la nuit éternelle. Donne-moi mille baisers, et puis cent ; puis mille autres, et puis cent ; puis encore mille autres, et puis cent ; puis, après des milliers de baisers, nous en brouillerons le compte pour ne plus le savoir et pour qu'un méchant ne puisse nous jeter un sort en sachant lui aussi le compte de nos baisers !

3) La réécriture des élèves

AD LESBIAM

 

 

Mourrons, ma Lesbie, et détestons-nous,

Écoutons et prêtons attention aux sages conseils des vieillards,

La vie est pleine de déception, et ne mérite pas d'être vécue; alors donnons-nous la mort.

Transperçons-nous de mille coups, ensuite cent,

Puis mille autres, puis une seconde fois cent,

Puis mille autres à la suite, ensuite cent,

Puis quand nous nous en aurons donné plusieurs milliers,

Nous ferons les comptes, pour savoir combien nous en avons reçu,

Ou bien pour qu'un homme bon et honnête puisse en être jaloux.

 

Par Julie Vincent, Jessie Bass et Joséphine Sailly.

 

 

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