En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies à des fins statistiques anonymes.
En savoir plus sur la gestion des cookies

Atelier d'écriture - Classe de première

Atelier d'écriture - Classe de première - groupe n°4

Publié le jeudi 26 janvier 2012 10:09 - Mis à jour le lundi 20 février 2012 10:08

Ce dernier groupe, composé de deux élèves, a choisi de travailler à partir d'un poème de Tibulle. Constatant que le poème prenait en partie pour thème celui du carpe diem amoureux, elles ont réalisé un poème à tonalité lyrique sous forme d'acrostiche.

Voici le poème qui les a inspirées, puis leur travail :

1) Le poème de Tibulle (Elégies, I, 45-58)

Quam iuuat inmites ventos audire cubantem

      et dominam tenero continuisse sinu

aut, gelidas hibernus aquas cum fuderit Auster,

      securum somnos igne juvante sequi !

Hoc mihi contingat : sit dives jure, furorem

      qui maris et tristes ferre potest pluvias

O quantum est auri pereat potiusque smaragdi,

      quam fleat ob nostras ulla puella vias.

Te bellare decet terra, Messalla, marique,

      ut domus hostiles praeferat exuvias :

me retinent uinctum formosae vincla puellae,

      et sedeo duras janitor ante fores.

Non ego laudari curo, mea Delia ; tecum

      dum modo sim, quaeso segnis inersque uocer.

 

2) Sa traduction (par M. Rat, 1931)

Quel plaisir, quand on est couché, d'entendre les vents furieux, et de presser contre son sein tendre sa maîtresse, ou, quand l'Auster, l'hiver, verse ses eaux glacées, de s'endormir tranquille à la chaleur du feu ! Puisse ce bonheur être le mien ! Qu'il soit riche (il le mérite bien) celui qui peut supporter la fureur de la mer et les lugubres pluies !Ah ! périsse tout ce qu'il y a d'or et d'émeraudes, avant que mes voyages fassent pleurer une jeune fille ! C'est à toi qu'il sied, Messalla, de combattre sur terre et sur mer pour étaler dans ton palais les dépouilles des ennemis ! Moi, je suis retenu dans les chaînes d'une belle jeune fille, et m'assieds, janissaire, à sa porte insensible ! Je n'ai cure de la gloire, ma Délie ; pourvu que je sois avec toi, je consens à être traité de lâche et d'oisif !

3) La réécriture des élèves

Comme deux amants passionnés,

A l’abri des tourments,

Réfugiés combattant sous des draps satinés,

Profitons du présent :

Ecoutons le seul souffle amoureux ;

Dédaignons de ces vents les courants envieux,

Infiniment jaloux,

Eternellement doux,

Mais bien trop calomnieux.

 

 

                                                                                       Eloïse Saucourt & Lisa Pinvidic

 

Pièces jointes
Aucune pièce jointe