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Atelier d'écriture en classe de seconde

Tous les articles (4)
  • Atelier d'écriture - Classe de seconde - groupe n°1

    Publié le lundi 20 février 2012 10:18 - Mis à jour le lundi 5 mars 2012 12:23

    Ce premier groupe d'élèves a choisi de rédiger la réponse fictive d'Enée à Didon. Cette lettre, emplie de pathos, exprime les sentiments éperdus du héros troyen à la lecture de la missive de Didon.

    Voici leur travail :

     

                Ma Didon bien aimée,

     

    Après avoir reçu ta lettre, j’en ai perdu le sommeil. Je t’aime, et puisses-tu ne jamais douter de cela. Depuis, je ne cesse de t’imaginer, en larmes, tenant mon épée, dirigée vers ton cœur.

                Le seul fait de te savoir si loin me terrifie. Alors je n’ose imaginer ce qu’il adviendrait de moi, si ta vie venait à s’achever. Sache qu’il n’est point de mon ressort de décider de revenir à Carthage. C’est notre destin, pauvres mortels que nous sommes, que d’être dirigés par des dieux aussi inflexibles qu’ils sont immortels.

                Ton mariage à un autre homme serait à mes yeux pire que ta mort. Je te le jure, si ton mariage à Hiarbas devait advenir, j’en serais fou de désespoir. Crois-moi, mon épouse bien-aimée (car, oui, je te considère et te considèrerai toujours comme ma femme, et te suis reconnaissant d’avoir, pour moi, sacrifié meriti famam corpusque animumque pudicum), si cela avait été possible, je ne serais jamais parti.

                Je t’avoue tout ce que je ressens envers toi, même si je sais qu’au fond je ne remplacerai jamais Sychée dans ton cœur. Si cet homme est si juste que tu me l’as raconté, il te préfèrerait vivante œuvrant pour la sécurité de Carthage, que morte, et nous laissant, Anna et moi, seuls face au deuil et à l’ennemi.

                Mais voilà qu’au moment où je t’écris, nous arrivons en vue d’une île. Nous pourrons y faire étape. Tu t’inquiétais pour mon fils Ascagne et mes compagnons, mais ne te tourmente pas, tous sont en sécurité et bien portants.

                Je reconnais ta valeur ; tu es une femme que l’on pourrait dire intelligente, tu as toujours été une reine sage, avisée et juste. En mari respectueux et ouvert d’esprit, je te laisse libre de tes actes, et clos ainsi cette lettre :

    Fais comme tu l’entends.

    Que tu restes en vie ou que tu meures, sache que, pour ma part, je resterai sur cette Terre aussi longtemps qu’il me le sera possible.

     

    Énée le Troyen, qui vient d’arriver chez le roi Aceste, et dont le peuple et surtout les femmes sont si accueillants.

     

     

     

    Ophélie Balcou et Louise Boudard

     

  • Atelier d'écriture - Classe de seconde - groupe n°4

    Publié le lundi 5 mars 2012 10:58 - Mis à jour le lundi 5 mars 2012 11:01

    Le groupe n°4 (BLAINVILLE Anaïs, OGER Aurélie et IAEGI Cécile) a lui aussi réalisé une interview, non seulement de Didon, mais aussi d'Enée. Voici leur travail !

  • Atelier d'écriture - Classe de seconde - groupe n°3

    Publié le lundi 5 mars 2012 10:52 - Mis à jour le lundi 5 mars 2012 10:52

    Les élèves de ce groupe n°3 (LECLERC Camille et MICHELET Bastien) ont choisi de se mettre dans la peau d'un journaliste et de réaliser l'interview de Didon ! Prenez le temps d'écouter leur production.

  • Atelier d'écriture - Classe de seconde - groupe n°2

    Publié le mardi 28 février 2012 15:29 - Mis à jour le mardi 28 février 2012 15:32

    Les élèves du second groupe ont eux aussi rédigé une lettre fictive adressée par Enée à sa chère Didon. Teintée d'humour, cette lettre s'attache à imaginer les périples rencontrés par Enée à la suite de son départ de Carthage :

     

              Ma chère Didon, j'ai bien reçu ta lettre, j'en ai bu toutes les paroles, avec un seul regret : que tu te sois suicidée avec ma toute nouvelle épée. Tu aurais pu en prendre une cassée. Tu voulais que mon voyage soit périlleux, et il le fut, puisque je suis passé au lupanar et que j'y ai rencontré trente magnifiques créatures qui m'ont fait voyager au-delà des contrées. Après avoir traversé les sept mers, j'ai voulu montrer le temple de Vesta à mon second capitaine. Malheureusement, je n'avais pas prévu les rochers abrupts qui longeaient la rive italienne. Mon bateau, le « Naves Concordia », échoua sur ces côtes. Mon second et moi-même marchâmes alors jusqu'en Gaule, où nous fûmes accueillis dans un irréductible village Gaulois. Nous ne restâmes pas longtemps dans celui-ci, mais prîmes la décision de reprendre notre voyage jusqu'à Lutèce. Arrivés à Lutèce, capitale du vin, des combats de gladiateurs et de la Gaule, nous nous arrêtâmes dans une arène. Il y avait une récompense pour le victorieux d'une horde de gladiateurs déchainés. C'est alors que je m'y inscris. Au premier combat, un gladiateur, aussi fort qu'Hercule vêtu de la peau du lion de Némée, me broya un bras à l'aide de son imposante massue cloutée et déclara « veni, vidi, vici ». Je perdis donc par abandon. C'est alors que pendant des mois, je fus comme un rat errant dans les rues de Lutèce en me remémorant les innombrables souvenirs qui hantaient mes pensées les plus profondes...Pardonne-moi ce que j'ai pu te dire au commencement de cette lettre...J'ai été lâche, irrespectueux et infidèle de te laisser seule sur ce rivage, comme abandonnée. J'ai profité de toi, de ton hospitalité,de ton argent, de ton amour. Malheureusement, il est trop tard pour que je répare mes erreurs et ma lâcheté. Par cette lettre j'implore ton pardon, ma divine Didon... Je quitte ce bas monde pour te rejoindre, toi qui es accompagnée de Pluton dans les Enfers...

     

    NICOLAS Maxime et RICHARD Jérémie

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